Inspirés, expirez, jouez, recommencez !

En lisant un de ces multiples bouquins de développement personnel (J’arrête de râler de Christine Lewicki), je suis tombée sur deux citations rigolotes :

« En ravalant des paroles méchantes sans les avoir dites, personne ne s’est jamais abîmé l’estomac » (c’est attribué à ce bon vieux Churchill.)

Vieux proverbe africain / Dalaï Lama / Betty Reese / votre grand-mère : « Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quoi que ce soit, essayez donc de dormir avec un moustique dans votre chambre. »

Youpi day à vous !

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In your head

« C’est dans la tête que ça se joue, dans la tête que je dois provoquer un formidable courant d’air. Cette idée fixe qui m’assujettit, vire à l’obsession, que dis-je ? à la psychose, c’est ridicule. Parlez-en à un lion. Tourner en rond n’a jamais ouvert une cage. Il faut que je me raisonne, point. Et que demain soit vraiment un autre jour. »

Extrait du roman Avis de passage de Michel Luneau.

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Et bim.

Lu sur Envie d’écrire.com. Extrait d’une interview de Terry Pratchett, et … bigre de saperlipopette, comment il avait trop raison le mec !

Quel conseil donneriez-vous à un aspirant écrivain ?
Les aspirants auteurs me disent toujours : « Je commence des textes mais je ne sais pas comment les terminer. je n’arrive pas à trouver du temps pour écrire. Je n’arrive pas à poser mes idées sur le papier ». Je pense que de nombreux aspirants écrivains veulent seulement avoir écrit quelque chose. Mes conseils sont simples : vous devez lire, jusqu’à vous y noyer. Vous devez garder l’esprit ouvert à toutes les différentes influences. Vous devez vous asseoir des heures devant un ordinateur. Et faire de la grammaire et de l’orthographe une partie de votre vie. Les gens pensent que l’écriture est plus facile, mais c’est faux. Cela devient simplement moins complexe lorsque vous commencez à développer vos propres techniques.

 

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Youpi new year !

Aimer, faire des choses nouvelles, relaxation, épanouissement, découvertes.

Aimer, prendre des nouvelles, bienveillance, communication, en réponse à toutes nos questions ouvertes.

Aimer, frêles hirondelles et neiges éternelles,  mépris de l’avoir et fierté de l’être, glisser la matière grise au service de la planète verte.

Aimer, 366 pages à écrire, s’appliquer, raturer et rire, le souhait à tous et à chacun de trouver l’énergie, la force, la motivation, le soutien, le courage et la confiance pour faire de demain un sacré bon bouquin.

D’amour, si possible.

 

(Bref, prenez bien soin de vous et que le youpi soit avec vous en 2016, un peu, beaucoup, passionnément !)

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Se la coulper douce

Je n’ai pas trop écrit ces derniers temps, c’est mal,
Je dis souvent c’est mal et ça, c’est mal aussi,
Toujours battre sa coulpe et se fouetter d’orties
A vouloir faire tout, on a l’agenda sale

On a l’agenda mou, on a l’agenda pâle
On a de ces plannings qui donnent pas envie
Des to-do lists atroces à jeter aux orties
Alors on ne fait rien, on entasse et on râle

On entasse « il faut que », « je dois » et « mais d’abord »
On part à reculons remplir son triste sort
En tirant doucement sa moue de triste sire

Remplir tout son tonneau comme une Danaïde
Métamorphosons-nous sous le charme d’Ovide
Et cessons de râler car c’est chance d’écrire.

(J’ai volontairement répété orties parce que… c’est chouette, les orties. ça pique mais ça se mange aussi, et je les vois surtout comme quelque chose qui pique parce que… je n’en ai toujours pas mangé. Tout est question de point de vue. « J’aime l’araignée et j’aime l’ortie parce qu’on les hait », comme dirait Victor H. Et je viens de découvrir la dernière strophe de ce poème « J’aime l’araignée » :

« Pour peu qu’on leur jette un œil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour ! »

C’était quand même un sacré rigolo, Victor H.🙂

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Une promesse, Sorj Chalandon

Faut-il parler des livres qu’on ne conseille pas forcément ?

Non, parce que ça leur fait de la pub, et que là en plus, il s’agit d’une œuvre d’un ancien journaliste de Libé, auréolé de prix, président de jury, bref il n’y a pas forcément besoin de faire de la pub. Et oui, parce que ça permet de faire style « ouais ça y est j’ai lu du S. Chalandon ! »🙂 Et en plus c’est encore frais dans notre cerveau. Il n’y a pas de petit plaisir sur la route du lecteur.

J’ai aimé le style, les mots détournés de leur agencement habituel, la façon de peindre les personnages, de les rendre touchants et proches. Certaines petites histoires intégrées sont mignonnes, dans un sens positif du terme.

J’ai moins aimé l’histoire. En fait, je sors de là en ayant la curieuse impression de n’avoir pas compris grand chose. Attention spoil : un deuil, une promesse pour faire semblant que les morts sont vivants, une lanterne magique, un suicide plus qu’assisté présenté comme une banalité tranquille voire admirable… Ce livre que beaucoup, beaucoup ont trouvé beau et plein d’émotions m’a laissée sèche et un brin agacée. Trop de cérémonials, de poses, de rituels, d’hommages à Saint Étienne, à Sainte Fauvette, trop d’intimité fraternelle dans laquelle je ne me suis pas sentie invitée font que je trouve cette histoire trop mignonne, mais alors là dans tous les sens que vous voulez du terme. Je n’ai pas senti de dérision, de croustillant qui serait venu sublimer le mielleux de cette sucrerie humaniste qui m’a fondu, et un peu collé j’avoue, entre les doigts.

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Gaga time

Il a des yeux comme des billes

Et un petit menton tout rond

Des lèvres en cœur rose vanille

Et un caca jaune bonbon.

Il met le quotidien en vrille

Les couleurs à califourchon,

C’est un garçon, c’est une fille,

C’est une fille ou un garçon

C’est un détail, une vétille :

C’est avant tout un champignon,

Une souris, une brindille,

Un petit chat, un polisson,

Une merveille, une chenille,

Un adorable papillon,

Qui s’agite et qui se tortille,

Qui bat des ailes et du croupion.

Il s’entoure de pacotilles

Issues de tout plein de maisons.

On le câline et on l’habille,

On le prend quand il est ronchon,

Les bras de toute la famille

Deviennent berceaux et cocons,

Tout le reste devient broutille

Face aux sourires du fiston.

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